L'administration Trump veut que la moitié de la valeur de chaque véhicule construit dans le cadre de l'Accord États-Unis-Mexique-Canada provienne de sources américaines pour bénéficier d'un traitement tarifaire préférentiel, selon Reuters.
La proposition, dévoilée lors des négociations américano-mexicaines à Mexico, augmenterait également les règles de contenu nord-américain à 82%.

Bloomberg / Getty Images
L'administration Trump veut que la moitié de la valeur de chaque véhicule construit dans le cadre de l'Accord États-Unis-Mexique-Canada provienne de sources américaines pour bénéficier d'un traitement tarifaire préférentiel, selon Reuters.
Quatre personnes familières avec la position de négociation américaine ont dit à Reuters que cette demande, qui associe un seuil global de contenu nord-américain de 82 % à un plancher spécifique aux États-Unis de 50 %, a émergé des pourparlers bilatéraux de cette semaine à Mexico. L'ACEUM actuel exige un contenu régional de 75 % pour que les véhicules bénéficient d'un traitement préférentiel, sans exigence spécifique aux États-Unis.
Adopter cette proposition représenterait un écart significatif par rapport aux conditions actuelles de l'ACEUM, qui fixent un plancher de production dans des juridictions à salaires élevés — couvrant les installations aux États-Unis ou au Canada — à 40 % de la valeur des pièces de base pour les voitures particulières et 45 % pour les camions. La nouvelle proposition américaine ne contient aucune disposition pour comptabiliser le contenu des pièces canadiennes, et le Canada n'était pas représenté dans les discussions de Mexico.
Le Le Bureau du représentant américain au commerce a annoncé que l'ambassadeur adjoint du représentant américain au commerce, Jeff Goettman, a dirigé la délégation américaine à Mexico les 28 et 29 mai pour le premier des trois cycles bilatéraux prévus avec le Mexique. Un deuxième cycle est prévu les 16 et 17 juin à Washington, D.C., et un troisième cycle est prévu pour la semaine du 20 juillet à Mexico. Les négociations portent sur les règles d'origine pour les biens industriels clés, entre autres sujets.
Les responsables de l'administration Trump ont à plusieurs reprises remis en question la justification des exportations canadiennes de véhicules et de pièces automobiles vers les États-Unis, et la décision d'exclure Ottawa des discussions de Mexico s'inscrit dans ce schéma. Les gens de l'industrie automobile qui ont parlé avec Reuters ont déclaré qu'il est largement attendu que le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, parvienne à un accord sur les règles d'origine avec le Mexique de manière indépendante, puis présente au Canada un accord finalisé avec peu de marge pour des contributions. Lorsqu'on lui a directement demandé, Greer a refusé de dire si l'accord resterait un cadre à trois pays ou pourrait finir par se scinder en deux arrangements bilatéraux distincts.
Ni la méthodologie pour parvenir au seuil de contenu régional de 82 %, ni le cadre de mesure du plancher de valeur américaine de 50 % n'ont été précisés, selon Reuters. L'accord est entré en vigueur en 2020, succédant à l'ALENA, qui régissait le commerce nord-américain depuis 1994 ; ensemble, les trois économies réalisent désormais environ 1,6 trillion de dollars de commerce annuel selon ses termes.
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