Avant les années 1970, une femme qui voulait sortir d'un mauvais mariage faisait face à un parcours juridique conçu, en pratique, pour la maintenir dedans. Elle devait prouver que son mari avait commis un tort spécifique : adultère, cruauté ou abandon. Si elle ne pouvait pas, ou si les deux époux partageaient la faute, le tribunal pouvait refuser le divorce. Jusqu'à la fin des années 1960, les lois sur le divorce exigeaient que la partie requérante prouve la faute pour obtenir un divorce, et une personne ne pouvait pas divorcer simplement parce qu'elle était malheureuse. Ce système n'empêchait pas la misère conjugale. Il empêchait d’en sortir.
