Jeudi, le Premier ministre canadien Mark Carney a appelé à un « véritable partenariat » avec les États-Unis. Lors du Economic Club de New York, le Premier ministre a présenté une vision qui repenserait la manière dont les deux pays collaborent dans des industries sous pression de l'étranger, selon l'Associated Press.
Le discours est intervenu avant la révision obligatoire de juillet de l'USMCA. Par ailleurs, Dominic LeBlanc, qui est le ministre canadien du commerce avec les États-Unis, a prévu un voyage à Washington pour des discussions à venir, selon l'AP.
En ce qui concerne le secteur automobile, Carney a souligné le statut du Canada en tant que premier acheteur de véhicules américains et a soutenu que la production transfrontalière étroitement liée était le moyen le plus résilient de faire face à la concurrence d'autres régions du monde. « Un marché nord-américain intégré pour la production est le moyen le meilleur et le plus durable pour faire face à une concurrence mondiale intense », a déclaré Carney. Le président Donald Trump n'a montré aucun signe d'assouplissement des tarifs sur les véhicules fabriqués au Canada, selon le New York Times.
Les trois grands constructeurs automobiles de Detroit exploitent tous des usines d'assemblage au Canada, et les tarifs ont provoqué une forte contraction de la production et des emplois dans ces installations. Le secteur automobile de l'Ontario représentait autrefois près de 40 % des exportations totales de la province à son apogée, selon Le New York Times.
Carney a également souligné la profondeur de la relation énergétique du Canada avec les États-Unis, citant des chiffres montrant que les exportations canadiennes représentent 99 % des importations américaines de gaz naturel, 85 % des importations d'électricité et 60 % des importations de pétrole brut. Il a ajouté que les vastes dépôts de minéraux critiques du Canada, tels que la potasse, le nickel, le cuivre et l'uranium, le positionnent comme un partenaire indispensable pour les besoins des États-Unis, selon l'AP.
Carney a présenté les efforts du Canada pour diminuer sa dépendance aux États-Unis comme un gain pour les Américains également, disant au public new-yorkais qu'"un Canada plus fort est un meilleur allié", selon le New York Times. À cette fin, le Canada a poursuivi des accords commerciaux avec d'autres pays que son voisin du sud et vise à doubler la part de ses exportations allant vers des marchés non américains au cours des dix prochaines années, selon l'AP.